Voyage d’étude à NICE (Novembre 2013)

Le 18 novembre 2013, 29 personnes comprenant des bourgmestres, échevins et gestionnaires d’établissements sportifs ont pris leurs bagages, direction Nice pour le voyage d’études AES 2013. Non sans mal puisque les pilotes de Brussels Airlines avaient décidé ce jour-là de se croiser les bras. Au final, le groupe arrivait à destination avec une petite heure de retard…à peine mais sous la pluie de la French Riviera.

Dès son arrivée, le groupe se dirigeait vers une pause déjeuner pour s’aventurer ensuite à Colomars afin de visiter le préau, une installation dite « légère ». Sur place, nous étions reçus par Marie-Anne Levray, de la société en charge de sa construction mais aussi par l’Adjoint au maire de la municipalité qui a pris le temps de nous expliquer l’intérêt d’une telle construction. Ces infrastructures ont, il est vrai, de nombreux avantages. Financièrement, on peut souligner le faible coût de sa mise en place (450.000 euros) mais aussi de son faible coût en électricité et en chauffage (même si les températures belges ne sont pas les mêmes que celles de Nice !). L’adjoint au maire a également indiqué la rapidité de construction comme atout. Ces infrastructures permettent également une utilisation multiple du lieu. Par exemple, à Colomars, la salle sert aussi bien pour le sport que pour des festivités. Le bruit ou encore les obligations de performance énergétique des bâtiments peuvent cependant représenter un frein à la construction de ce type de structures en Wallonie et à Bruxelles.

Dès le lendemain matin, le mardi, les plus courageux ont chaussé leurs baskets pour un jogging sur la promenade des anglais. Après ce moment de détente matinal pour certains, nous nous sommes rendus au complexe Jean Bouin. Nous avons alors été reçus par la chargée de projets de la Mairie de Nice, Agnès Faure ainsi que par l’un des responsables de l’établissement sportif, Franck Maggiolini. Nous avons ainsi pu visiter la patinoire, le centre de fitness et la piscine olympique. Chacun a pu également échanger et partager sur la façon dont est géré l’ensemble du complexe et a notamment reçu des informations sur la reprise de sa gestion par la ville de Nice (elle était auparavant gérée par une société commerciale).

L’après-midi, nous avons rejoint le Parc des Sports Charles-Erhmann qui est l’une des infrastructures utilisées durant les Jeux de la Francophonie 2013 pouvant accueillir 8.000 spectateurs. La piste d’athlétisme du stade mesure quatre cents mètres, compte huit couloirs, neuf dans la ligne droite, et sa forme est en anse de panier. Tous les équipements classiques nécessaires à la pratique de l’athlétisme sont également présents : deux sautoirs en longueur (saut en longueur ou triple saut), plusieurs sautoirs à la perche et en hauteur, et des aires de lancement pour le disque, le marteau, le poids et le javelot. En plus du stade, le Parc des sports dispose également d’un autre terrain d’athlétisme (sans tribunes), d’un terrain pour le lancer du poids et du disque, de trois terrains de basket-ball et de handball. Sur ce même site, les participants ont également pu découvrir une salle omnisports permettant la pratique de nombreuses disciplines et agrémentée de couloirs pour l’athlétisme. Une discussion avec le responsable, Clément Rubechi, a enrichi cette visite.

Fin de journée, nous avions rendez-vous à la Mairie de Nice où l’Adjoint aux Sports, Gilles Veissière, nous attendait. Durant plus d’une heure, nous avons pu poser des questions sur la manière dont la ville gérait ses établissements sportifs et sur la politique sportive volontariste mise en place par les autorités niçoises. Gilles Veissière, ancien arbitre international français de football, a également expliqué les rapports que la Ville entretient avec les clubs sportifs ainsi que les actions mises en place afin de lutter contre les incivilités et la délinquance grâce au sport.
Une visite fortement appréciée par les participants qui ont pu ainsi comparer leur propre gestion à celle des Niçois mais aussi de se rendre compte de la différence de montant alloué aux sports. (la Ville de Nice qui compte 350.000 habitants a consacré 28,2 millions au secteur sportif en 2012).
Le mercredi, nous nous sommes rendus à Monaco. Le matin, nous avons pu nous rendre dans une piscine publique monégasque dont la particularité est d’être située au quatrième étage d’un bâtiment. Fabrice Gertaldi, responsable de cette infrastructure, nous expliquait que l’étage portait plus de 10 tonnes !
L’après-midi, nous avons visité la piscine olympique extérieure située en front de mer. Cette piscine, à l’eau de mer, utilisée régulièrement par Stéphanie de Monaco se transformait, pour la saison hiver, en patinoire. Nous avons donc pris connaissance des machineries, de son fonctionnement et des habitudes de la piscine en compagnie des responsables : Denis Dzuilka et Stéphane Ginocchi.

Déjà le dernier jour, le jeudi, et direction Antibes Juan-Les-Pins. Le matin, nous avons pu visiter deux salles de baskets en compagnie une nouvelle fois des responsables. Une d’entres-elles est une infrastructure dite « légère ». Cette construction est presqu’exclusivement destinée aux écoles. Les participants ont ainsi pu se rendre compte des différentes qualités mais également des désavantages de ces infrastructures.
Ensuite, nous avons eu l’occasion de visiter l’Azur Arena, un complexe multisports dont l’inauguration s’est tenue en août 2013. l’Azur Arena Antibes est un équipement multifonctionnel de nouvelle génération comptant parmi les plus belles salles de France. Il a pour vocation, grâce à la modularité et à la polyvalence de ses espaces, d’accueillir, en complément des matchs à domicile du club de basket résident (le Sharks Antibes), des compétitions ou manifestations sportives de niveau national ou international, ainsi que des spectacles, des concerts, …
Par ailleurs, outre sa grande salle de basket modulable avec des tribunes télescopiques, l’Azur Arena Antibes dispose également d’une salle annexe dédiée au trampoline et à la gymnastique acrobatique (des infrastructures prévues pour accueillir deux pôles France dans ces disciplines) et d’un dojo réservé aux compétions d’arts martiaux. Porté par la ville d’Antibes en maîtrise d’ouvrage directe, l’opération a nécessité un investissement de 28,3 millions d’euros.

L’après-midi, il était déjà l’heure de rentrer en Belgique. Un retour moins chaotique qu’à l’aller puisque le groupe a pu démarrer à l’heure. Ce voyage d’études AES enrichissant sur de nombreux points, aura notamment permis de découvrir d’autres modes de gestion du sport et des infrastructures sportives. Un voyage qui aura également permis un échange d’information et d’expérience entre les participants.

Nous tenons également à remercier notre partenaire IdemaSport pour sa participation et son soutien à l’organisation de ce voyage AES.